Honte partagée.

Honte aux casseurs et aux violents.

« Merci à nos forces de l’ordre pour leur courage et leur professionnalisme.

Honte à ceux qui les ont agressées.

Honte à ceux qui ont violenté d’autres citoyens et des journalistes.

Honte à ceux qui ont tenté d’intimider des élus. … » ainsi tweete Monsieur le Président de la République.

Beaucoup approuveront, car trop c’est trop.

Mais l’objectivité porte à ajouter des hontes aux hontes.

Si le mot n’était pas trop fort on l’opposerait bien aux meneurs des gilets jaunes qui en choisissant les Champs Élysées ont nourri le terreau de la violence des extrêmes et des casseurs, transformant une manifestation sincère et justifiée pour beaucoup, en pugilat .

Honte aussi pour ceux qui nous gouvernent.

On peut regretter en effet que nos édiles légifèrent et réglementent sans anticiper les conséquences de leurs décisions, seraient elles parfaitement justifiées, sur les classes moyennes, modestes et très modestes,  qu’ils ne voient d’ailleurs pas, donc n’écoutent pas et négligent.

On peut reprocher à eux aussi de ne pas trouver utile d’expliquer le sens et la cohérence de leur politique, fut elle bonne. Nous décidons, vous subissez !

On peut accuser aussi pour son manque d’humanité, son arrogance voire son mépris la caste du « nouveau monde » politique dont, fatigués de l’ancien, nous attendions, nous attendons encore beaucoup.

Se parler
Leçon du jour : pour se parler, il faut s’écouter et chercher à se comprendre, mutuellement..

6 réflexions au sujet de « Honte partagée. »

  1. Pour ma part, je dis non aux violences et aux casseurs, mais respect de ceux qui sont à bout de forces dans cette société individualiste, pourquoi les humilier? Ce gouvernement prend les français de haut, comme s’il était seul à pouvoir réfléchir!
    Réformer oui, il le faut absolument mais l’effort doit être proportionnel aux moyens de chacun…. et nous devons tous être partenaires de ces évolutions…

  2. Certes, il y a des malheureux partout, la France ne fait pas exception, des fins de mois difficiles pour des familles, des personnes âgées, des gens à la rue… oui. Mais Noël approche, les magasins se remplissent, les files d’attente aux caisses s’allongent, un signe malgré tout ? pas d’ISF parmi la clientèle de ces grandes surfaces populaires.
    Et que dire, que faire, que penser, devant ces clichés qui se multiplient un peu partout de ces petits enfants squelettiques qu’on laisse mourir sous le chaud soleil d’autres latitudes ?
    vous avez dit REPARTITION, un début de piste ou utopie ?

  3. On nous parle beaucoup de réformes » depuis la mise en place de ce nouveau gouvernement!
    Oui, mais de quelles réformes parle-t-on?ou plutôt de quelles réformes nous parle t on?Quand j’écris « ON » il s’agit biensûr de l’Executif suivi comme un seul homme de l’Assemblée toute acquise bien sûr puisque representant la majorité.Mais cette majorité représente t-elle vraiment toutes les couches de la société et notamment les classes les plus défavorisées?
    Bien sûr que non! Où sont passé les courroies de transmissions? on constate à quel point ces derniers mois on a défavorisé et écarté des décisions. les élus de proximité dans les campagnes et les banlieux lointaines…..Rien d’étonnant à ce que les « gilets jaunes »se mobilisent et souvent maladroitement(je ne parle pas des violences entretenues volontairement par des extrémistes de droite ou de gauche)sans prendre conscience que malgré les difficultés et les déboires du moment présent,nous restons heureusement une Democratie!Nos responsables politiques se doivent d’amorcer très rapidement des négociations et ne pas se figer stupidement sur des positions rigides qui peuvent entraîner des débordements dangereux.Ils seront autant responsables que les manifestants eux-mêmes des évènements graves qui pourraient se déclencher dans les heures prochaines.

  4. Les gilets jaunes , au début, ont exprimé une colère sur nos rond-points, en toute bonne foi pour la majorité, avec la volonté d’en découdre pour beaucoup d’autres, soit. Que penser d’ailleurs de ces grosses cylindrées arborant le gilet jaune derrière leur pare brise…
    Notre gouvernement, si sa ligne politique est bonne, n’est pas à la hauteur dans la gestion du calendrier des mesures et surtout dans leur explication. Il considère sans doute, du haut de sa hauteur, que nous ne sommes pas suffisamment intelligents pour les comprendre.
    Quoiqu’il en soit les Français ne doivent plus accepter que des anarcho-irréductibles bloquent l’économie du pays, se livrent à des violences inadmissibles, en montrant ainsi leur bêtise et leur comportement grégaire.

  5. Je comprend le principe de l’exaspération des plus défavorisés et j’espère qu’ils auront une réponse leur convenant. Mais je ne soutiens plus les gilets jaunes.

  6. « Il y a trois sortes de violences.
    La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
    La seconde est la violence révolutionnaire qui naît de la volonté d’abolir la première.
    La troisième est la violence répressive qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence qui engendre toutes les autres.
    Il n’y a de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »
    Mgr Dom Helder Camara (Archevêque de Recife -Bresil- de 1964 à 1985)

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