Le politiquement correct

Le politiquement correct d’aujourd’hui  fait il regretter le politiquement incorrect d’antan  ?

A observer nos actuelles platitudes télévisuelles à l’aune des audaces d’une télévision d’il y a trente ans, on réalise notre changement de monde. Nous n’étions pas dans le politiquement correct, beaucoup s’en fallait.

Rappelons nous, pour les plus anciens, l’éclat du chanteur Daniel Balavoine devant François Mitterrand sur la chaine Antenne 2.

Pourrions nous aujourd’hui entendre un Coluche faire rire la France en nous apostrophant de sa gouaille «Vous avez des étrangers qui viennent en France comme balayeurs, et après ils restent comme noirs !» ou «On met des croix au-dessus du lit parce que Jésus a été crucifié; vous nous voyez avec un bocal s’il avait été noyé ?» et même «Dieu a créé l’alcool pour que les femmes moches baisent quand même.». Il y a eu bien pire dans ses propos. On en riait hier, aujourd’hui on en est choqué.

Mais de nos jours, trop c’est peut-être trop !

Le politiquement correct s’impose en règle commune et obéit à une culture de la « surveillance » permanente. Nous avons nos miliciens et nos miliciennes de l’indignation.

Nous sommes dans l’ère du contrôle de son langage, du culte des minorités, de l’idéologie telle qu’avec l’écriture inclusive, du diktat du genre, d’un certain féminisme radical.

Le politiquement correct qui tend à s’installer est nourri ou combattu à la vitesse du tweet rageur ou approbateur. Et pendant que l’on y va de son jugement à « l’emporte pièce » cela empêche de réfléchir au fond du sujet.

Conservons quoiqu’il en soit le droit à l’indignation devant, par exemple, ces 99 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l’année 2019. L’indignation est-ce suffisant ? Combattre une relative indifférence qui frise souvent la non assistance à personne en danger, constituerait le minimum. Mais c’est une vraie prise de conscience des causes, de leurs conséquences dramatiques et une lutte implacable qui s’imposent.

Une réflexion au sujet de « Le politiquement correct »

  1. Politiquement correct ? C’est certain, divers militants idéologues l’exigent, cherchant trop vite une intention malsaine dans les propos … « Le trop est l’ennemi du bien ».
    Mais que penser de ces journalistes politiques qui ne peuvent plus interviewer sans agressivité, sans couper la parole constamment ? Est-ce éthiquement correct ce manque de respect de l’interlocuteur et de l’auditeur ?
    On se trompe de combat: les droits fondamentaux des personnes doivent passer avant toute idéologie.

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