Novembre, mois des souvenirs

Souvenirs de nos disparus .
Novembre, mois en demi-teinte, qui nous a propulsé, presque sans transition, d’un été lumineux qui semblait ne pas vouloir finir dans sa rigueur de saison, pluie, vent, feuilles qui tombent. Les cimetières, eux, pourtant, se sont mis à fleurir comme pDSC_6580our un beau printemps. Les strictes pierres tombales sont submergées de pots de fleurs de toutes natures et de toutes couleurs, c’est la Toussaint, tradition qui perdure, les 1er et 2 novembre..
Vacances scolaires du même nom,  les premières depuis la rentrée de septembre, fête encore indiquée sur les calendriers.
 Les familles qui le peuvent ne manquent pas de rendre visite à leurs défunts, durant la quinzaine de jours qui précède et qui suivra la date de la Toussaint. Les gelées viendront bientôt flétrir les jolis chrysanthèmes qui ont rendu presque gais ces endroits où l’on se rend plutôt en pleurant. Les visites se feront plus rares, l’éloignement, le manque de temps ? Mais il n’est pas nécessairement de se déplacer pour évoquer l’être cher disparu avec des proches, avec des amis, permet, le temps d’une illusion, de le faire revivre à ce moment précis où l’on parle de lui ou d’elle. Cela vaut bien un pot de chrysanthèmes…

Alors que les feuilles consentent à tomber après cet été lumineux et chaud qui n’en finissait plus, voici que d’un seul coup, les cimetières fleurissent comme un beau printemps.DSC_6578 Les sévères pierres tombales sont submergées de pots de fleurs de toutes natures et de toutes couleurs, rendant presque gai ces endroits où l’on se rend plutôt en pleurant.
Les morts sont à la fête, de la Toussaint, ils sont donc « Tous Saints », l’espace d’une quinzaine de jours, qui précèdent et qui suivront ces 1er et 2 novembre consacrés à nos défunts. Les gelées vont bientôt flétrir les jolis chrysanthèmes, les visites se feront plus rares, jusqu’aux Rameaux, avant Pâques, le moment où nous apporterons notre brin de buis, béni, de préférence.
Mais est-il besoin de se déplacer pour garder en soi le souvenir ? Oui pour certains, non pour d’autres, empêchés peut-être par la distance ou le travail de se rendre plus  fréquemment au cimetière.
Les souvenirs sont dans le cœur. L’évocation de l’être cher disparu avec des proches, avec des amis, permet, le temps d’une illusion, de le faire revivre, de l’évoquer à ce moment précis. Cela vaut bien un pot de chrysanthèmes…
Souvenirs de nos poilus.
Puis après la Toussaint, nous enchaînons avec le 11 novembre. Cérémonie nationale qui réunit autour des monuments aux morts, des plus petites communes aDSC_6572ux plus grandes cités, les édiles, les associations d’anciens combattants et parfois les écoliers qui découvrent ainsi les horreurs des combats.
L’énumération des soldats « morts pour la France » est poignante, il faut l’écouter avec attention, réaliser que ces jeunes hommes qui n’avaient rien demandé ont été tués arrachés à leurs parents, à leurs jeunes femmes et jeunes enfants. Leur devons-nous cette liberté retrouvée grâce à leur sacrifice obligé et ne devons-nous pas, à notre tour, penser à eux avec respect et chagrin à la fois pour leur  vie atrocement fauchée ?
Il n’y a pas que les souvenirs, mais aussi le temps présent.
Aux natives et aux natifs de ce mois, qui auraient peut-être préféré une époque plus ensoleillée pour souffler une nouvelle bougie, mais que les hasards de la vie ont amené à voir le jour en cette période intermédiaire et un peu grise de l’année sans qu’on leur demande leur avis (CQFD…), souhaitons un anniversaire des plus heureux, afin d’amener optimisme et  chaleur sur cette chronique un peu sombre…
Heureusement nous enchaînerons avec Noël, les yeux des enfants qui brillent à l’évocation des cadeaux qu’ils trouveront sous le sapin. Idyllique image !
Denise
 

 Le texte de Denise, tout en délicatesse et humanité, nous invite à vivre  aussi l’actualité. L’actualité  ce sont les souvenirs de batailles acharnées, c’est le centenaire de l’armistice de cette première guerre mondiale, cette boucherie, qui devait être la « der des der ». Durant quatre longues années 20 millions de morts et de disparus (encore 700 000 Français), 21 millions de blessés.

Ce 11 novembre 2018, 72 chefs d’État ou de Gouvernement participeront à une cérémonie du souvenir, à l’Arc de Triomphe pour célébrer l’armistice. Le symbole de cette cérémonie devrait être, sans arrière pensée, la paix en Europe et dans le monde. Nous en sommes loin et de grâce souhaitons que nous ne nous en éloignions pas encore plus.

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