La France se tire deux balles dans le pied
D’abord avec le vote d’un budget pas à la hauteur des difficultés du pays et ensuite avec sa position sur l’accord dit du Mercosur.
En ayant sous les yeux les décisions de nos édiles politiques de tous bords, la société civile, chacun d’entre nous donc, devrait plus s’intéresser à ce qui touche notre quotidien à
travers les décisions qu’elles prennent, ne prennent pas ou prennent mal. Pour autant il faudrait que nous soyons mieux informés. Vivre l’Yonne tente de se documenter et modestement de faire acte de pédagogie en évitant bien sûr toute prise de position politique
⇒ Une balle dans le pied avec l’accord dit du Mercosur.

Nous ne devons pas forcément soutenir nos éleveurs dans leurs revendications actuelles, justement au moment où les USA condamnent dans les conditions que nous connaissons nos exportateurs français. Il faut rechercher de nouveaux marchés, l’accord du Mercosur en est l’occasion pour :
L’industrie automobile
Les voitures et pièces détachées européennes (dont françaises) seront exonérées de droits de douane pouvant atteindre 35 % à l’entrée dans le Mercosur, ce qui rendra les véhicules français beaucoup plus compétitifs sur place.
Renault, Peugeot, Citroën et les équipementiers automobiles français pourraient voir leurs exportations fortement augmenter, notamment vers le Brésil et l’Argentine, où la demande en véhicules est en croissance.
Le secteur des machines et équipements industriels

Les machines, équipements électriques, appareils informatiques et téléphoniques, actuellement taxés entre 14 % et 20 %, verront leurs droits de douane supprimés. Ce secteur représente déjà 1,2 milliard d’euros d’exportations françaises vers le Mercosur.
Les pays du Mercosur cherchent à moderniser leurs infrastructures et leur industrie, ce qui ouvre des débouchés pour les fabricants français de machines-outils, d’équipements énergétiques et de technologies de production.
La chimie et la pharmacie
Les produits chimiques et pharmaceutiques, actuellement taxés jusqu’à 18 %, bénéficieront d’une suppression progressive des droits de douane. La France, forte de son industrie chimique et de ses laboratoires pharmaceutiques, pourrait renforcer ses positions sur ces marchés
Le luxe et cosmétiques
Le Brésil, en particulier, est un marché en forte croissance pour les produits de luxe et les cosmétiques. La suppression des droits de douane (jusqu’à 35 % pour certains produits) rendra les marques françaises (LVMH, L’Oréal, Chanel, etc.) plus accessibles et compétitives
L’Aéronautique
L’aéronautique française (Airbus, Dassault, Safran, Thales) bénéficiera de la baisse des droits de douane sur les avions et équipements, ainsi que de l’ouverture des marchés publics dans les infrastructures et les transports
Les vins et spiritueux
L’accord protège les indications géographiques (AOC, AOP) et supprime les droits de douane sur les vins et spiritueux. Le Brésil, qui produit peu de vin et voit sa consommation augmenter, représente un marché prometteur pour les vignobles français.
Les services (tourisme, transport, logistique, numérique, environnement)
Les entreprises françaises de services (ingénierie, conseil, logistique, tourisme) pourront accéder plus facilement aux marchés du Mercosur, où la demande en expertise et en infrastructures est forte.
⇒ Une balle dans le pied avec le vote d’un budget pas à la hauteur
La nécessité de satisfaire aux exigences des partis politiques qui ont dans leur visée leur
futures performances aux élections municipales a conduit le gouvernement à transiger en abandonnant l’objectif de réduire significativement le montant de la dette colossale du pays.