Maltraitance des personnes âgées : l’ADMR se mobilise

Le plaidoyer de l’ADMR contre la maltraitance des personnes âgées

( reproduction intégrale d’un article paru dans Senioractu. )

A l’occasion de la Journée Mondiale contre la maltraitance des personnes âgées (15 juin dernier), l’ADMR, l’un des principaux réseaux nationaux associatifs de service à la personne, vient de dévoiler et de publier son plaidoyer visant à donner au secteur de l’aide à domicile, tous les moyens pour pouvoir lutter efficacement contre la maltraitance des personnes âgées. En voici les grandes lignes.

Pour cette occasion, cette organisation vient donc de présenter au grand public, dix préconisations visant à offrir au domicile tous les outils permettant une prise en charge sécurisée des personnes âgée vivant chez elles.

Depuis quelques années, il convient de rappeler que les différentes politiques publiques visent à assurer la sécurisation des prises en charges sociales et médico-sociales en renforçant la gestion des risques.

Cependant, on le sait bien, malgré les bonnes volontés, le fonctionnement actuel ne permet pas, dans le secteur du domicile, le repérage, la déclaration et le traitement de ces évènements de manière efficiente. Dans ce contexte, la professionnalisation du secteur sur cette question sociétale semble indispensable !

C’est dans cet esprit, que l’ADMR vient de publier son Plaidoyer Maltraitance sous la forme de 10 préconisations.

Maltraitance sous la forme de 10 préconisations structurées en 3 piliers :

Pilier 1 : Structurer le processus d’alerte dans chaque territoire

  • Proposition N°1 : Créer une instance territoriale de recueil, de traitement et d’évaluation des alertes.
  • Proposition N°2 : Clarifier le processus de déclaration, de recueil et de traitement des alertes sur chaque territoire.
  • Proposition N°3 : Favoriser l’expression des personnes accompagnées et leur participation à la vie des structures accompagnantes.
  • Proposition N°4 : Créer un observatoire de la maltraitance.
  • Proposition N°5 : Capitaliser sur les expériences et favoriser une culture de la déclaration en publiant un bilan annuel des évènements indésirables en ESSMS par territoire.

Pilier 2 : Accompagner et professionnaliser le secteur

  • Proposition N°6 : Étendre les outils d’accompagnement relatifs à la gestion de la maltraitance et à la promotion de la bientraitance à l’ensemble des structures sociales et médico-sociales.
  • Proposition N°7 : Disposer d’une structure d’aide, d’accompagnement et d’appui à la démarche qualité et à la gestion des risques pour l’ESSMS.

Pilier 3 : Informer et former les acteurs

  • Proposition N°8 : Étendre l’obligation de sensibilisation et de formation relative à la prévention et à la lutte contre la maltraitance à l’ensemble des collaborateurs de l’ESSMS (direction, encadrant, intervenants et bénévoles).
  • Proposition N°9 : Réaliser une campagne nationale de sensibilisation sur la maltraitance envers les personnes vulnérables.
  • Proposition N°10 : Lancer, via les instances territoriales de recueil, de traitement et d’évaluation des
  • alertes, une campagne d’information relative à l’obligation de déclaration de tout événement indésirable auprès des professionnels du territoire.
 

La maltraitance des personnes âgées et des adultes en situation de handicap peut prendre des formes multiples et souvent associées (maltraitance physique, maltraitance sexuelle, maltraitance psychologique, maltraitance financière…). En fonction de l’urgence et de la gravité de la situation, il existe plusieurs solutions pour signaler un fait de maltraitance.

La maltraitance peut survenir à domicile ou en établissement. Elle peut être le fait de membres de la famille, du voisinage ou de professionnels mais aussi de dysfonctionnements organisationnels ou managériaux survenant au sein de l’établissement ou du service.

La maltraitance peut être le fait de violences ou de négligences et n’est pas nécessairement volontaire. Elle peut être liée à une situation d’épuisement ou à un manque d’information par exemple.  Des moyens existent pour signaler des actes de maltraitance, que l’on en soit la victime ou le témoin.

Vous soupçonnez une situation de maltraitance, vous en êtes la victime ou le témoin : il est essentiel de ne pas rester seul face à cette situation.

Il est inscrit dans le Code pénal que tous les actes de maltraitance prouvés ou présumés doivent faire l’objet d’un signalement au Procureur de la République.

En fonction de l’urgence et de la gravité de la situation, il existe plusieurs solutions pour signaler un fait de maltraitance.

  • Lorsque la maltraitance est le fait d’un professionnel travaillant dans un établissement ou un service : contacter son supérieur hiérarchique.
  • Appeler le 3977 ou signalez les faits par écrit sur le site 3977.fr, la plate-forme nationale d’écoute dédiée aux personnes âgées et aux adultes victimes de maltraitance, gérée par la Fédération du 3977. La Fédération dispose également d’un réseau d’écoute de proximité.
    Un écoutant formé recueillera votre présentation de la situation et vous conseillera sur les démarches à entreprendre (première écoute). Avec votre accord, il transmettra votre dossier au centre départemental ou interdépartemental d’écoute pour vous assurer une écoute approfondie et un suivi personnalisé. Le centre local effectuera le lien avec les autorités et dispositifs locaux appropriés pour faire cesser la situation de maltraitance subie.
  • Faire un signalement au Procureur et aux services de Police ou Gendarmerie.
    En cas d’urgence, la situation de maltraitance (de maltraitance grave ou/et de danger imminent et manifeste) doit être signalée au Procureur et aux services de Police ou Gendarmerie.
    Certains départements ont mis en place des dispositifs de traitement des signalements des situations préoccupantes avec parfois un numéro vert.                                                                                 CONSULTEZ CE SITE POUR PLUS D’INFORMATIONS

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