Harcèlement scolaire : NON

Une dramatique réalité du mois de juin dernier, nous invite tous, au moment ou ils reprennent l’école, le collège, le lycée, à nous rapprocher de nos enfants, de nos petits enfants, pour les responsabiliser sur les conséquences du harcèlement dans le cadre de leur scolarité. La méchanceté, la moquerie …, des élèves, peut-être l’indifférence des adultes ont désespéré cette petite Isabelle de 11 ans. Elle a mis fin à ses jours.

Nous reprenons l’article écrit en octobre 2016 qui se justifie bien encore aujourd’hui.

Marion morte de harcèlement
Le cas dramatique de MARION victime de harcèlement

Le harcèlement à l’école est une réalité en France : plusieurs centaines de milliers d’enfants et de jeunes sont concernés.

La lutte contre ce phénomène est une priorité car il va à l’encontre des valeurs défendues par l’école : le respect de chacun, l’apprentissage de la citoyenneté.

700 600 élèves français, de l’école au lycée, sont victimes de harcèlement scolaire.

Parmi eux, 383 830 élèves sont victimes d’une forme sévère de harcèlement*. Plus précisément :

  • harcèlement scolaire
    Le harcèlement scolaire dans sa réalité

    12% des écoliers (CE2, CM1, CM2) souffrent de harcèlement, soit 295 600 élèves sur 2 463 065. Et 5 % des élèves subissent un harcèlement sévère, soit 123 000 écoliers de cycle 3. (Enquête réalisée par l’Unicef et l’Observatoire international de la violence à l’école).

  • 10% des collégiens subissent un harcèlement, soit  332 000 élèves  sur 3 332 000 collégiens. Et 7% sont confrontés à un harcèlement sévère. (Enquêtes de la Depp 2011, 2013).
  • 3,4% des lycéens souffrent de harcèlement, soit 73 000 lycéens sur 2 140 900. Et 1,3% des lycéens de harcèlement sévère, soit 27 830 lycéens.

Ces chiffres montrent que les risques de harcèlement sont plus grands en fin d’école primaire et au collège. Au lycée, ils diminuent fortement.

Des outils existent pour informer les jeunes mais aussi les parents qui malheureusement n’identifient pas toujours la souffrance de leur enfant car souvent celui ci la cache.

Je suis victime, que dois je faire ? … je suis témoin, que dois je faire ? … mon enfant est victime, que dois je faire ? …  je suis un professionnel, que dois je faire ? rendez-vous sur agir contre le harcèlement à l’école.  

Dans un film de sensibilisation (cliquer ICI pour le voir) un jeune est victime de brimades, insultes et intimidations liées à son apparence physique. Ce film  s’adresse à des collégiens de 4ème, 3ème ou à des lycéens, mais aussi aux parents. Il  permet d’aborder également le cyber harcèlement traité  à l’article : ciber harcèlement : nouvelle forme de maltraitance.

Un site gouvernemental nous informe sur les SIX choses que l’on doit savoir sur le harcèlement scolaire. Les parents, comme les élèves, sont invités à le consulter.

Non au harcélement
Face au harcèlement agissons

La gendarmerie a créé depuis quelques années déjà une brigade spécialisée  sur les problématiques liées à la jeunesse. Ne pas hésiter en utilisant le lien suivant  à saisir la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile.

« Tout a commencé en année de troisième au collège. Il a suffit d’une insulte d’une ou deux filles pour une raison certainement stupide pour que le harcèlement débute. Seule, j’étais une cible facile. Les autres ont vite suivit. Insultes pendant les cours, isolation pendant les temps de pause. Et lorsque j’ai voulu en parler, les professeurs ont pensé qu’à l’époque, c’était un « passage normal pour forger mon caractère ». Mes parents étaient si obsédé par le fait que je fasse la même école que mes frères et sœurs, que même mes pleurs en revenant tous les soirs ne les a pas convaincu de me changer d’établissement. Et le harcèlement a continué encore plus fort.
Appel téléphonique anonyme le soir, insulte sur les réseaux sociaux aux yeux de tous, humiliation, et j’en passe. Une année comme cela. Ma confiance c’est brisé. Comme personne ne réagissait ou justement agissait comme si tout était normal, j’ai commencé à me dire que c’était moi le problème et à me détester. La seule chose qui m’a empêché de me faire du mal était une fille d’une autre classe. Elle se mutilait clairement les avants bras. Les collégiens n’ont pas pour autant arrêté leurs brimades, et les professeurs n’ont pas agis pour autant, se cachant les yeux.

Au lycée, j’ai rencontré des personnes, et à force de me méfier, cela m’a pris trois ans pour leur donner complètement ma confiance. Ce sont désormais des amis dont je ne peux pas me passer. Mais même maintenant les séquelles sont là: faire confiance est dur, réapprendre à m’aimer m’a pris presque quatre ans, et je n’ai toujours pas pardonné à mes parents et aux personnels de mon école d’avoir fermé les yeux.

J’ai revu certaines personnes de mon collège. J’étais tellement en colère que je leur ai demandé s’ils savaient qu’ils m’avaient blessé et pourquoi ils venaient me parler normalement maintenant comme si nous avions toujours été amis. Leur réponse: « c’était simplement un jeu » ou encore « on faisait juste comme les autres ». Oui, peut-être, mais ce n’est pas une excuse parce qu’une personne, plus une personne et encore une personne qui répètent la même action quotidiennement, ça fait mal. C’est juste s’acharner à frapper quelqu’un qui est déjà à terre. Ils ont compris le mal qu’ils ont fait seulement six ans après, et même comme ça, ils ne se sont jamais excusé. Je me sens encore mal à me rappeler ma scolarité.     C’est EVA qui témoigne.

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