Hosotte, peintre Icaunais vu du monde.

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Georges Hosotte

Hosotte, de l’Yonne au-delà des frontières.

Georges Hosotte,  peintre connu d’abord dans l’Yonne, reconnu dans l’hexagone, à Montpellier, à Paris, aux quatre coins du pays, apprécié au de-la des frontières avec des expositions, des rétrospectives au Japon, aux États-Unis, au Canada, en Angleterre…

 

Symphonie végétale.
Symphonie végétale.

 Hosotte, l’homme, avant le peintre.

Georges Hosotte est bien là, bien dans tous les sens du terme. Bien installé dans le creux des vallons plantés de vignes et de cerisiers qui cernent et semblent protéger le village d’Irancy où il vit depuis plus de cinquante ans. Georges est là, il a 82 ans, il peint, et il peindra jusqu’à la nuit des temps.

Né à Paris dans le 12ème arrondissement, le 6 juin 1936, le petit parisien se retrouve dans l’Yonne à l’âge de six ans, en pleine guerre. Son père, au grade de capitaine,  libéré de ses obligations militaires, fit carrière à  la Trésorerie Générale d’Auxerre.
L'atelier de hosotte.
L’atelier.
Premiers souvenirs enchanteurs pour l’enfant, de fleurs à foison, couleurs d’été éblouissantes, du blé glané dans les champs de Saint-Georges-sur-Baulche pour améliorer l’ordinaire, expliquant cette osmose avec la nature que l’on retrouve sur la plupart de ses toiles.
L’enfant, au coup de crayon facile encouragé par son père, orne ses livres et cahiers de petits dessins, « gribouillages », dit-il aujourd’hui. Certains en marge d’un devoir de français, d’autres spontanément, comme lorsque l’on ne peut s’empêcher de créer ce que l’on a en soit. Bon élève, son cours préféré est celui du dessin où il est souvent premier.
La mort de son père, quand il a quatorze ans, lui fait perdre pied dans ses études. Il fera des « petits boulots », qui le lanceront dans la vie.
Georges Hosotte, autodidacte.

De retour à Paris, Georges Hosotte croise, se fait connaître par une multitude de gens dans le milieu artistique, intellectuel, qui le conseillent, le soutiennent. « J’ai eu la chance de rencontrer ces personnes qui m’ont servi de mère ou de père », affirme-t-il. Le dessin, la peinture, sont sa vocation, bien qu’il se soit lancé dans l’architecture.

Cerisiers à la Croix d'Albion de Hosotte.
Cerisiers à la Croix d’Albion.
Ses premières toiles reconnues étaient abstraites dans les années 50, alors que l’on peut parler désormais de « peinture figurative classique »…

En 1963, une promenade le conduit à Irancy, découverte enchanteresse de ce site, et surtout de ses cerisiers, source inaltérable de son inspiration. Au printemps, au moment où leur floraison magnifie les collines, en hiver, quand les branches décharnées sont la promesse du renouveau prochain, entre lesquelles apparaissent quelques vieilles pierres du village, gage de pérennité.

Le vieil Espagnol de Hosotte.
Le vieil Espagnol.
Il s’installe à Irancy … un passage difficile, une hospitalisation, lui fera dessiner des malades rencontrés sur place, œuvres qu’il préférera pourtant détruire après ces épreuves pénibles.
La renaissance de Georges Hosotte.
Ses tableaux éveillent des commentaires, des admirations, on connaît, on reconnaît, on se reconnaît dans ce qu’il exprime.
C’est à cette époque que les galeries s’ouvrent.
Mais laissons la parole à Georges Hosotte « j’ai un côté candide, fleur bleue, j’ai une approche de la métaphysique, je ne veux pas me laisser aller au narcissisme ».. « j’ai la foi, je
suis dans les mains de quelque chose qui me dépasse », ajoutant « mais je doute, j’ai l’impression parfois de ne pas savoir peindre » !
Le franc-maçon, l’humaniste est sensible à ce et ceux qui l’entourent, Martine, son épouse, leur fils Tristan, sa femme et leurs deux fils, mais aussi la misère du monde.
La Galerie de l’Atelier, les Hosotte, père et fils y exposent.
Actuellement, Georges Hosotte et son fils Tristan, peintre lui-même, vivant loin d’Irancy mais restant très attaché au village de son enfance et de sa jeunesse, exposent dans

la Galerie de l’Atelier.

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Toile de Tristan Hosotte, le fils.

Un lieu enchanteur, composé d’une succession de pièces aux murs ornés de toiles. Chacune des pièces a reçu le nom de célébrités rencontrées par Georges, Jules Roy, Hervé Bazin, Henri Vincenot, pour ne citer qu’eux, mais aussi Jean Podor, le regretté et talentueux ami vigneron…

Jusqu’au 30 décembre (sauf le jour de Noël), les visiteurs pourront aller se régénérer, se ressourcer en allant admirer cette exposition « les Émotions », place de l’Église à Irancy, de 10 à 12 h  et de 14 à 18 h.

Pour compléter cet article, vous pouvez aller sur le site de Georges Hosotte.

Un nouveau livre vient de lui être consacré. « Une vie d’artiste », entretiens avec Josiane Labaune

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