Icônes d’une Icaunaise.

VÉRONIQUE, L’ICAUNAISE QUI PEINT DES ICÔNES

Le jeu de mots semble facile et léger, fait pour attirer le sourire sur le visage de Véronique Chevalier, qui semble en perpétuelle recherche de son art.

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L’icône prend ses racines dans la tradition de la fin de l’Antiquité

A 63 ans, cette jeune retraitée est toujours aussi passionnée par ses créations picturales qu’elle affectionne particulièrement, les icônes réalisées traditionnellement. « Pour moi,  l’icône est un cheminement vers le dénuement et le détachement, c’est une méditation »… explique-t-elle, se souvenant de la première icône qu’elle a peinte à l’âge de 16 ans, tournée vers l’art religieux. « Peindre des icônes me tranquillise, m’apaise, m’apporte la sérénité, une véritable évasion dans ce monde agité », ressent-elle.

Parisienne, cinquième fille d’une fratrie de six enfants, dont un seul garçon, Véronique garde un grand souvenir de son père, disparu lorsqu’elle n’avait que 13 ans. « J’ai toujours été très touchée par les œuvres à thème religieux que mon père sculpteur a réalisées tout au long de sa vie », professeur à l’École des Arts appliqués de Paris qui travaillait dans un atelier séparé du domicile familial où nous les enfants n’allions pas souvent », mais suffisamment pour que la petite fille en soit marquée à jamais.

ILLUSTRATIONS SUR LES CAHIERS

Véronique, tout comme deux de ses sœur et frère, ont fait profession dans des métiers d’art. Dès l’école élémentaire, elle se souvient des dessins dont elle illustrait ses cahiers de récitation et que la maîtresse montrait à toute la classe. Un parcours scolaire classique et après le baccalauréat, elle intègre, sur concours, l’école des Beaux Arts de Paris.

Un premier emploi la dirige vers un atelier de création de tissus et de leurs motifs pour un couturier, puis elle peint des objets de décorations, alternant  des périodes de chômage et de « petits boulots » dans des grands magasins et de gardes d’enfants qu’elle affectionne beaucoup.

MANUFACTURE DE SÈVRES

En 1977 elle entre, sur concours, à la Manufacture de Sèvres, une véritable révélation pour l’artiste qu’elle est et qui va pouvoir s’exprimer durant 37 années, comme maître d’art en céramique. « Un beau métier, dans un bel endroit, où l’on prenait le temps, sans pression pour que tout soit impeccable », évoque-t-elle. Ces peintures, essentiellement sur porcelaine demandent une précision, une finesse, un goût, une sureté de la main répondant à l’exigence de la clientèle. Durant toute sa carrière, elle a réalisé des milliers de pièces, allant des assiettes pour bébés aux services de table, des vases, des tasses et autres services en porcelaine décorés de mille fleurs aux riches couleurs rehaussées d’or…

ARRIVÉE A AUXERRE

Véronique et son mari Jean, paysagiste, et leurs deux enfants ont vécu en région parisienne. Les enfants sont maintenant adultes et autonomes, leurs parents ont alors décidé de quitter le trop grand appartement urbain pour Auxerre, « une ville à la campagne et assez proche de nos enfants qui sont toujours à Paris », ont-ils pensé.
Depuis 18 mois, ils vivent dans un quartier auxerrois récent, Jean se consacre au bénévolat humanitaire, très tourné vers les autres, puisque, déjà, il visite les personnes hospitalisées.

Véronique a intégré le chœur de femmes de la MJC Saint Pierre, et tous deux souhaitent faire davantage de connaissances dans leur nouvel environnement. Notamment, Véronique voudrait faire partager ses icônes en les exposant à Auxerre ou dans les environs.

Autre talent ...
Autre talent …

Elle crée également de ravissants oiseaux, qu’elle découpe dans du bois et peint de façon hyper-réaliste avant de les installer sur leur perchoir qu’elle agrémente d’éléments naturels..

EXPOSITIONS

Véronique recherche des lieux d’exposition  pour présenter ses créations.

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