Le GIEC sort son dernier rapport.

Le GIEC dans un rapport alarmant confirme que « la maison brûle ».

Comme l’avait déclaré avec sa célèbre formule le Président CHIRAC dans le discours  qu’il fit devant l’assemblée plénière du IV eme Sommet de la Terre le 2 septembre 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud, le danger climatique est installé; c’est ce que le GIEC établit dans un rapport très savant.

 Nous ne reprenons, ci dessous en extrait, que les cinq motifs de préoccupation dont fait état le GIEC dans son rapport.

Mais d’abord un mot sur le GIEC.

Le GIEC  (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ) est un organisme international et indépendant regroupant 195 pays.

Depuis 30 ans, le GIEC évalue l’état des connaissances sur l’évolution du climat, ses causes, ses impacts. Il identifie également les possibilités de limiter l’ampleur du réchauffement et la gravité de ses impacts et de s’adapter aux changements attendus. Les rapports du GIEC fournissent un état des lieux régulier des connaissances les plus aindexvancées. Cette production scientifique est au cœur des négociations internationales sur le climat. Elle est aussi fondamentale pour alerter les décideurs et la société civile. En France, de nombreuses équipes de recherche travaillent sur ces sujets, impliquant plusieurs centaines de scientifiques. Certains d’entre-eux contribuent à différentes phases d’élaboration des rapports du GIEC.

Ce sont ses États membres qui assurent collectivement la gouvernance du GIEC et acceptent ses rapports durant des réunions plénières annuelles ou bisannuelles. La liaison permanente entre le GIEC et les États est assurée par un point focal national. En France, cette fonction est exercée par l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC), depuis 2001.

Quelques extraits du rapport du GIEC :

Pour lire l’intégralité du dernier rapport du GIEC cliquez ICI.

1.Systèmes uniques et menacés:

Certains écosystèmes et cultures sont déjà mis en danger par le changement climatique. Une augmentation de la température d’environ 1 ºC accroît le nombre de systèmes uniques et menacés qui sont exposés à des conséquences graves.

Beaucoup de systèmes dotés de capacités d’adaptation limitées, en particulier ceux associés à la glace de mer arctique et aux récifs coralliens, encourraient des risques très élevés en cas de réchauffement supplémentaire de 2 °C.

Outre les risques découlant de l’ampleur du réchauffement, les espèces terrestres sont aussi sensibles à son rythme, tandis que les espèces marines sont vulnérables au taux d’acidification de l’océan et les systèmes côtiers sont exposés à l’élévation du niveau de la mer (figure 2.5).

2. Phénomènes météorologiques extrêmes:

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Catastrophe au Mozambique. Photo empruntée à Reporterre

Les risques de phénomènes extrêmes liés au changement climatique tels que les vagues de chaleur, les fortes précipitations et les inondations des zones côtières atteignent déjà un niveau modéré.

Ils atteindraient un niveau élevé avec un réchauffement supplémentaire de 1 °C. Les risques liés à certains types de phénomènes extrêmes (par exemple, une chaleur extrême) s’aggravent progressivement à mesure que le réchauffement augmente.

3. Répartition des incidences :

Les risques ne sont pas répartis uniformément entre les groupes de personnes et les Zones territoriales : ils sont généralement plus grands pour les populations et les collectivités défavorisées de tous les pays.

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Forêt en Bavière.Effets de la sécheresse.

Les risques sont déjà modérés en raison des différences régionales de changement climatique, en particulier pour ce qui est des productions végétales.

Selon les baisses projetées des rendements des cultures et de l’eau disponible à l’échelle régionale, un réchauffement supplémentaire de plus de 2 °C entraînerait un risque élevé d’incidences inégalement réparties.

4. Incidences mondiales cumulées :

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L’Europe, la mer Noire, l’Amérique du Sud et l’Australie souffrent du manque d’eau.

Les risques d’incidences mondiales cumulées sont modérés dans le cas d’un réchauffement compris entre 1 et 2 °C; ils concernent à la fois la biodiversité de la planète et l’économie mondiale dans son ensemble.

Un réchauffement supplémentaire d’environ 3 °C présente des risques élevés se traduisant par un appauvrissement considérable de la biodiversité et la disparition de biens et services écosystémiques qui lui sont associés.

Une augmentation de la température provoque une accélération des dommages économiques, mais peu d’estimations quantitatives ont été réalisées pour des niveaux de réchauffement supplémentaire supérieurs à 3 °C.

5.Phénomènes particuliers de grande échelle :

Avec l’augmentation du réchauffement, certains systèmes physiques ou écologiques courent le risque de subir des changements brusques et/ou irréversibles (voir section 2.4).

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Un glacier du mont Blanc menace de s’effondrer coté Italien. Photo empruntée au quotidien Le Midi Libre (lisez son article en cliquant sur le lien)

Les risques d’atteindre ces points de bascule sont modérés lorsque le réchauffement supplémentaire varie de 0 à 1 °C, étant donné les signes avant-coureurs de changements irréversibles de régime déjà affichés par les récifs coralliens d’eau chaude et les écosystèmes arctiques.

Les risques augmentent beaucoup plus rapidement avec un réchauffement supplémentaire de 1 à 2 °C, et deviennent élevés au-dessus de 3 °C, car une élévation importante et irréversible du niveau des océans devient possible en raison de la fonte des nappes glaciaires.

Un réchauffement soutenu dépassant un seuil supérieur à environ 0,5 °C, mais inférieur à environ 3,5 °C  entraînerait une disparition quasi complète de la nappe glaciaire groenlandaise d’ici un millénaire ou plus, et provoquerait à terme à l’échelle mondiale une élévation du niveau moyen de la mer pouvant atteindre sept mètres.

 

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