Retraités : pas écoutés ni représentés

Les retraités ont leur place dans le dialogue social.

Au moment où le Président de la République annonce la création d’un «Conseil national de la refondation» pour appliquer les cinq grands objectifs de son nouveau quinquennat, Vivre l’Yonne remet d’actualité un article publié il y a quelques temps,  sur la représentativité des Retraités et qui  reprenait la demande en ce  sens de la CFR (Confédération Française des Retraités). Pour connaître la CFR et découvrir le contenu du dossier dont les extraits constituent le contenu de l’article, cliquez sur  : CFR.

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Pixabay  Les retraités sont dans la vie.

Les retraités et les personnes âgées doivent être considérés comme des citoyens à part entière tant vis à vis de leur représentation que dans leur rôle dans la société et ce, quel que soit leur âge.

Reconnaissance et représentation officielle dans les instances

La CFR, qui regroupe 1,5 million d’adhérents, représente une partie importante et croissante de la société civile. Elle devrait bénéficier d’un agrément officiel, comme cela existe déjà en faveur de nombreuses autres associations œuvrant dans des domaines très variés : familles, handicapés, consommateurs, environnement, etc.,

Place des retraités dans la société

La CFR veut revaloriser l’image des retraités et des personnes âgées, en particulier par la reconnaissance de leur action bénévole au sein de très nombreuses associations.

Discriminations des retraités

De nombreux citoyens subissent des discriminations en fonction de leur âge, notamment dans les conditions tarifaires en fonction de l’âge dans certaines assurances maladie complémentaires ou mutuelles, dans les conseils d’administration des mutuelles (70 ans), dans les caisses de sécurité sociale (65 ans), pour l’obtention de crédits bancaires, etc…

Ces discriminations en fonction de l’âge sont contraires à la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne. La pénalisation des personnes âgées qui en résulte est en contradiction avec les principes d’équité et de solidarité intergénérationnelle.

Pacte social. La gestion du handicap.

Quelle que soit son origine, naissance, maladie, accident ou vieillissement, le handicap porte atteinte à l’autonomie des personnes et sa compensation doit faire l’objet de dispositifs centrés sur les besoins des personnes.

Les barrières d’âge qui créent un traitement discriminatoire entre handicapés et personnes âgées doivent être supprimées. L’âge n’est pas un critère de détermination des politiques d’accompagnement et d’attribution d’aides des personnes en difficulté. La situation de la personne doit être au centre des préoccupations quel que soit son âge et son lieu de résidence. Les politiques intergénérationnelles doivent être encouragées.

De même il faut que des politiques transverses soient conçues afin que les acteurs des différents secteurs (sanitaire, médico-social, familial) puissent se coordonner. En effet une personne est la plupart du temps confrontée à des difficultés dans plusieurs de ces champs et son accompagnement implique plusieurs acteurs. Une attention particulière doit être portée aux aidants, souvent fragilisés.

Il est nécessaire de simplifier les démarches et de mettre en place un guichet unique pour fluidifier les parcours des personnes vulnérables, en situation de handicap, de perte d’autonomie ou d’exclusion.

Le financement, basé sur la solidarité nationale à travers des cotisations spécifiques ou l’impôt doit être à la hauteur des besoins croissants. On ne peut pas laisser sur le bord de la route des personnes fragiles au motif de leur âge, de leur situation sociale ou financière.

Enfin le rôle des associations doit être reconnu et soutenu pour qu’elles soient considérées comme des acteurs à part entière de la politique sociale sans néanmoins que l’État se décharge sur elles de ses missions.

Les retraités dans le dialogue citoyen

Les retraités, 16 millions de personnes, ne sont pas représentés ou le sont insuffisamment dans des instances au champ limité sans pouvoir de décision et où le débat est encadré. Ils ne sont pas en tout cas entendus au plus haut niveau. Les retraités sont un lien vital au niveau familiale et une force économique pour notre société, et à ce titre doivent être mieux reconnus

Les retraités: reconnaissance et représentation officielle dans les instances

La Confédération Française des Retraités (CFR)  demande sa reconnaissance par les Pouvoirs Publics, à contrario de la reconnaissance tacite actuelle, et être agréée officiellement. Cet agrément permet d’être représenté « de droit » dans les organismes traitant des questions intéressant les retraités.

Une réflexion au sujet de « Retraités : pas écoutés ni représentés »

  1. Vous faites allusion à ce Conseil National de la Refondation proposé par le Président de la République.
    Votre article n’est pas centré sur cela. Néanmoins je profite de l’opportunité offerte pour m’étonner de la création de ce nouveau machin. La démocratie participative ouverte aux citoyen lambda a ses limites comme on l’a vu pendant le premier quinquennat de M. Macron.
    Par ailleurs, n’y a t’il pas le Conseil Économique Social et Environnemental qui est une parfaite représentation de notre société ? Il nous coûte cher et ne servirait à rien ?
    Le Parlement et notamment l’Assemblée Nationale ne sont-ils pas non plus le lieu du débat démocratique par excellence ? …. alors le CNR !!!!!

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