Editorial

police et gendarmerie, défendons les.

Un gardien de la paix a mis fin à ses jours dans les toilettes du tribunal de grande instance de Bobigny.

Un gardien de la paix a mis fin à ses jours dans les toilettes du tribunal de grande instance de Bobigny. Il s’agit du 53e suicide dans les rangs de la police cette année.
« Nous ne sommes pas des matricules » disent-ils. Non, ce sont des femmes et des hommes qui sont, filles, fils, mères ou pères méritant la considération des Français et non le bashing dont ils sont souvent victimes. Les dérapages existent et doivent être sanctionnés, mais imaginons ce qui se passerait sans maintien de l’ordre pour la sécurité de chacun. Les conditions dans lesquelles ils exercent sont surtout pour la police déplorables la plupart du temps.

 

Le politiquement correct

Le politiquement correct d’aujourd’hui  fait il regretter le politiquement incorrect d’antan  ?

A observer nos actuelles platitudes télévisuelles à l’aune des audaces d’une télévision d’il y a trente ans, on réalise notre changement de monde. Nous n’étions pas dans le politiquement correct, beaucoup s’en fallait.

Rappelons nous, pour les plus anciens, l’éclat du chanteur Daniel Balavoine devant François Mitterrand sur la chaine Antenne 2.

Pourrions nous aujourd’hui entendre un Coluche faire rire la France en nous apostrophant de sa gouaille «Vous avez des étrangers qui viennent en France comme balayeurs, et après ils restent comme noirs !» ou «On met des croix au-dessus du lit parce que Jésus a été crucifié; vous nous voyez avec un bocal s’il avait été noyé ?» et même «Dieu a créé l’alcool pour que les femmes moches baisent quand même.». Il y a eu bien pire dans ses propos. On en riait hier, aujourd’hui on en est choqué.

Mais de nos jours, trop c’est peut-être trop !

Le politiquement correct s’impose en règle commune et obéit à une culture de la « surveillance » permanente. Nous avons nos miliciens et nos miliciennes de l’indignation.

Nous sommes dans l’ère du contrôle de son langage, du culte des minorités, de l’idéologie telle qu’avec l’écriture inclusive, du diktat du genre, d’un certain féminisme radical.

Le politiquement correct qui tend à s’installer est nourri ou combattu à la vitesse du tweet rageur ou approbateur. Et pendant que l’on y va de son jugement à « l’emporte pièce » cela empêche de réfléchir au fond du sujet.

Conservons quoiqu’il en soit le droit à l’indignation devant, par exemple, ces 99 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l’année 2019. L’indignation est-ce suffisant ? Combattre une relative indifférence qui frise souvent la non assistance à personne en danger, constituerait le minimum. Mais c’est une vraie prise de conscience des causes, de leurs conséquences dramatiques et une lutte implacable qui s’imposent.

Incivilités et inconséquence.

Ce matin, 25 juin, rue du Temple à Auxerre, il va faire encore bien chaud.
Les chalands profitent de la relative fraîcheur matinale pour faire quelques courses. J’en suis, lorsque j’avise, devant un magasin de vêtements, une dame en fauteuil roulant, on lui a disposé une rampe d’accès pour qu’elle puisse entrer dans la boutique. Seulement, un camion garé devant l’empêche de manœuvrer son fauteuil….
Le chauffeur, qui est en train de livrer, ne peut bouger son véhicule. La raison de ce problème, le stationnement, spécifiquement réservé aux camions de livraison, est occupé par un autre véhicule qui n’a aucun droit de se garer à cet endroit où lui-même aurait dû stationner.
La dame, dans son fauteuil, avec laquelle j’échange quelques paroles, me dit qu’elle fait l’effort de venir en centre ville pour y faire vivre son commerce, « je passe deux heures de mon temps pour le faire », m’explique-t-elle, tout cela pour  se heurter à de telles complications.
Merci aux lecteurs, qui ont la chance, d’avoir leur autonomie, de faire passer le message autour d’eux !!!
 Tout savoir concernant le stationnement sur les zones de livraison :

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D’Day 20 000 Normands morts.

Formidable événement de commémoration que ce D’Day, 75e anniversaire du débarquement de 1945. Ce devoir de mémoire est essentiel pour les plus jeunes. Perfidement on peut aussi y voir un modèle d’acte diplomatique qui s’affiche plus ou moins selon la teneur des discours. Au moins nos Dirigeants se parlent.

Aujourd’hui, peut-être honore t’on plus les survivants; ils le méritent bien. Mais les morts ….

Falaise_bataille_normandie
www.histoire-pour-tous.fr

Passés sous silence ces 20 000 Normands morts sous les bombardements , ces milliers de blessés, victimes des Américains qui larguent à l’aveugle leurs bombes, à plus de 6 000 mètres de crainte de la DCA allemande.

Les Alliés eux sont venus d’au-delà des mers, délivrer du joug nazi les Français et 10 500, rien que le 6 juin 1945, seront tués, blessés, disparus ou prisonniers, d’après Day Overlord, dont 2501 Américains. Ces jeunes d’Amérique, et d’ailleurs, ont été sacrifiés pour la liberté et pour un pays dont ils ne savaient rien, le nôtre.

Pour autant, revenons-y, nous ignorons trop les civils français qui, sur la durée de la guerre, paieront un lourd tribu (60 000 morts, 300 000 blessés) à la stratégie alliée.

Mais sans ces bombardements l’occupant n’aurait sans doute pas été acculé et défait….

Par ailleurs, le refroidissement des relations avec la Russie incite à ne pas relever le fait que c’est l’Union soviétique qui totalise le plus de morts civils ou militaires de la seconde guerre mondiale (source Centre Robert Schuman) en jouant un rôle déterminant dans la capitulation nazi.

Mais ne nous laissons pas submerger par un agacement « Trumpiste » et tenons nous en à Michel Sardou.

Si les Ricains n’étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui

États-Unis d’Europe de V. HUGO

États-Unis d’Europe, le 21 août 1849, Victor Hugo prononce à Paris devant le Congrès de la paix qu’il préside un magnifique discours aux accents prophétiques où il les évoque.

Messieurs,

Beaucoup d’entre vous viennent des points du globe les plus éloignés, le cœur plein d’une pensée religieuse et sainte ; vous comptez dans vos rangs des publicistes, des philosophes, des ministres des cultes chrétiens, des écrivains éminents, plusieurs de ces hommes considérables, de ces hommes publics et populaires qui sont les lumières de leur nation. Vous avez voulu dater de Paris les déclarations de cette réunion d’esprits convaincus et graves, qui ne veulent pas seulement le bien d’un peuple, mais qui veulent le bien de tous les peuples. (Applaudissements.)

Vous venez ajouter aux principes qui dirigent aujourd’hui les hommes d’état, les gouvernants, les législateurs, un principe supérieur. Vous venez tourner en quelque sorte le dernier et le plus auguste feuillet de l’Évangile, celui qui impose la paix aux enfants du même Dieu, et, dans cette ville qui n’a encore décrété que la fraternité des citoyens, vous venez proclamer la fraternité des hommes.

Soyez les bienvenus ! (long mouvement de l’assemblée) > Lire la suite

Zineb El Rhazoui, franco-marocaine.

indexZineb El Rhazoui cette journaliste a échappé à l’attentat de Charlie -hebdo. Elle combat l’islamisme radical. Un long article dans un grand hebdomadaire attire l’attention sur ce que dit et vit cette jeune femme.

 » … ma fille est française, son avenir est intrinsèquement liè à la France. Je veux qu’elle puisse marcher fièrement et librement partout dans ce pays, y compris dans ces territoires aujourd’hui perdus pour les femmes. Je veux qu’elle puisse fraterniser avec l’ensemble de ses compatriotes, quelques soient leurs origines. Je veux que ma fille soit respectée en tant que femme. … »

Zineb El Rhazoui considère – a t’elle raison ? – que nous vivons en Europe et donc en France une situation paradoxale au regard de ce qui se passe dans les pays arabes. Chez nous se développe une forme d’obscurantisme islamique, alors que notamment au-delà de la méditerranée ce serait plutôt une vague d’athéisme et une émancipation du joug religieux qui se répandraient. Il est vrai, par exemple, que la contestation en Algérie ne s’est pas vidée de sa vocation laïque, pour l’instant. > Lire la suite

Notre-Dame de Paris brule.

      « Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure.  > Lire la suite

Admirable, bouleversant, pathétique.

Admirables ces Algériens, Bouleversants ces Vénézuéliens, Pathétiques ces gilets jaunes rescapés de leurs fortes manifestations de Novembre.

Admirable ce courage. Bien loin de nos gilets jaunes, ils sont des millions d’Algériens (sources site de l’AFP) à envahir les avenues d’Alger, d’Oran, de Constantine et de tout le pays. Des jeunes, des adultes et surtout des femmes. De toutes catégories sociales, employés, journalistes, médecins, enseignants, avocats ….. > Lire la suite

Les vertus du dialogue d’après Platon.

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« ……. je pense, Gorgias, que tu as l’expérience de nombreuses discussions et que tu y as remarqué ceci : ce n’est pas sans mal que les interlocuteurs définissent les uns pour les autres les sujets sur lesquels ils engagent une discussion, et parviennent à quitter un entretien en ayant appris quelque chose et en s’étant instruits eux-mêmes; si, au contraire, ils sont en désaccord sur une chose et que l’un refuse d’admettre que l’autre ait raison ou se soit  exprimé clairement, alors ils se fâchent et soupçonnent l’autre de malveillance, plus enclins qu’ils sont à avoir le dessus qu’à examiner ce qui fait l’objet de la discussion.

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Honte partagée.

Honte aux casseurs et aux violents.

« Merci à nos forces de l’ordre pour leur courage et leur professionnalisme.

Honte à ceux qui les ont agressées.

Honte à ceux qui ont violenté d’autres citoyens et des journalistes.

Honte à ceux qui ont tenté d’intimider des élus. … » ainsi tweete Monsieur le Président de la République.

Beaucoup approuveront, car trop c’est trop.

Mais l’objectivité porte à ajouter des hontes aux hontes. > Lire la suite