Editorial

Confinis

 …. d’après Pierre Perret, le coronavirus en chanson

Comment aider ces pauvres gens qui agonisent
Qui attendaient qu’on leur vienne à la rescousse
Pendant qu’les infirmières mouillaient la ch’mise
Qu’les infirmiers faisaient suer l’burnous
Pendant qu’ils couraient tous dans la panade
Dans les couloirs encombrés de macchabées
Les cherchez pas pour soigner les malades
Tous les docteurs étaient à la télé

Ils nous ont tant confinés
Puis déconfinés, puis reconfinés
Qu’on redoutait d’être in fine
Des cons finis

Il décrétèrent un jour qu’les vieux d’la vieille
Faut les ach’ver à soixant’dix balais
Disant l’contraire de c’qu’ils disaient la veille
Quand cette gripette les faisait bien marrer
D’un air savant y v’naient faire des tirades
Remplis d’avis et d’conseils ampoulés
Pendant qu’l’hosto croulait sous les malades
Nos braves docteurs étaient à la télé

Ils nous ont tant confinés
Puis déconfinés, puis reconfinés
Qu’on redoutait d’être in fine
Des cons finis

Y avait l’Raoult çui qui les enquiquine
Qui les traitait tous comme des Diafoirus
D’après lui y a guère que sa chloroquine
Qui pourra fout’les chocottes au virus
La porte-parole elle s’appelle Sibeth

Y’en a qui pensent qu’elle porte bien son nom
On sent bien qu’la moindre idée qui se pointe
Lui déclenche un ouragan dans l’citron
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Amers souvenirs et triste réalité.

… un poème.

« Malheureux, ils furent capturés et enchainés
Malheureux, ils furent déportés et assoiffés
Malheureux, ils furent négociés et vendus
Malheureux, ils furent fatigués et battus
Malheureux, ils furent blessés et tués. »

… une actualité.

L’homme de 46 ans, originaire du Texas, George Floyd, l’Américain noir tué à Minneapolis est mort lundi 25 mai après qu’un policier ait pressé son genou sur son cou.  Il était alors  à terre dans la rue, non armé et menotté.

ça s’est passé un 29 février

Forcément un 29 février, dans l’histoire l’actualité est moins riche, à priori 4 fois moins, mais là rien de mathématique.

Pour nous, l’actualité elle est inquiétante cette année.

29 février 2020: le président de la République Emmanuel Macron réunit les ministres pour un Conseil de défense et un Conseil des ministres exceptionnels pour faire face à l’épidémie de coronavirus (*) et donner l’autorisation au Premier Ministre de recourir, devant le blocage parlementaire, à l’article 49-3 de la Constitution.( * Info : nos petits sont moins en danger face au coronavirus que les adultes, c’est ce qu’on lit sur ce site)

29 février 1996 : les Serbes cessent d’encercler Sarajevo.

29 février 1960 : Tremblement de terre d’Agadir

29 février 1940 : mise en place de cartes d’alimentation.

29 février 1848 : les titres de noblesse sont abolis.

29 février 888 : Eudes, comte de Paris, est élu roi par ses pairs, c’est l’avènement de la dynastie des Capétiens

Une pensée à celles et ceux à qui on ne souhaite l’anniversaire que tous les 4 ans.

Gioachino Rossini 1792

L’acteur Gérard Darmon (1948)

L’actrice Michelle Morgan (1920)

 

Réseaux sociaux, meurtriers ?

« Elle (Mila) s’est exprimée sous le sceau de la liberté d’expression. Pensant que lorsque l’on est sur internet on a le droit de tout dire. C’est là où elle s’est trompée. Je pense qu’elle ne s’est pas rendue compte que lorsque l’on parle sur Internet, l’exposition devient mondiale et que ses propos pouvaient déranger, choquer. »

Ainsi s’exprime pour lassociation e-enfance, Samuel Comblez, directeur des opérations.. L’association a eu Mila plusieurs fois au téléphone depuis samedi.

Après de violents propos anti-Islam tenus dans une vidéo publique publiée sur Instagram, Mila, jeune lycéenne de Villefontaine, en Isère, est la cible de graves menaces de mort, passibles de 3 ans de prison et de 45 000 € d’amende.

Lorsque l’on lit la polémique déclenchée sur les réseaux sociaux et dans les médias par les propos imprudents de Mila, à preuve ceux de la Ministre de la Justice elle-même, qui rétropédale par rapport à sa déclaration initiale, il n’est pas question de nous prononcer sur le fond de l’affaire. Si, peut-être pour pointer la déclaration  d’Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (institution ayant vocation à représenter les musulmans auprès de l’État français) face aux propos d’une gamine de 16 ans et rappeler que le délit de blasphème n’existe plus dans notre droit depuis la loi du 29 juillet 1881 relative à la liberté de la presse et … nous ne sommes pas sous le régime de la Charia. Capture

Non, il s’agit une fois encore de dénoncer l’utilisation inconsciente faite des réseaux sociaux, notamment par les jeunes.

Malheureusement ils ne mesurent pas les conséquences de propos, de photos, envoyés sur les réseaux sociaux. « Ce n’est pas grave j’ai envoyé seulement à une amie sur son compte personnel » On entend souvent cela. Sauf que l’amie, quand elle n’est plus amie, ne se gène pas pour que la photo passe de smartphone en smartphone comme une vague qui enfle et que l’on ne maîtrise plus.

Vivre l’Yonne a déjà évoqué à plusieurs reprises le harcèlement dont sont trop souvent victimes les jeunes. Le harcèlement fait des dégâts. Aujourd’hui s’y ajoute cette arme implacable, l’impunité et surtout l’anonymat des réseaux sociaux. Réseaux sociaux, ou tout simplement internet et par exemple la plage d’expression possible avec les commentaires de nos articles, commentaires souvent abjects. Répugnants ils ne sont pas publiés bien sûr, mais on sent l’intention de nuire à ceux à qui ils s’adressent. Ce n’est pas agréable du tout, mais c’est ce que veulent les courageux anonymes .

le facteur lui a dit.

Alors le facteur, qu’a t’il dit à mon ami qui mérite que l’on en parle ?

Il travaille dans un département voisin, mais ses collègues de l’Yonne doivent bien être dans le même cas.

Le facteur c’est comme l’iceberg. On le voit foncer, tout en jaune, de boîte à lettres en boîte à lettres, mais on ignore que sa journée a commencé de bonne heure. Réexpédition, tri, coupage, piquage, bref, préparation de la tournée et cela au pas de charge, depuis tôt le matin, c’est son lot.

Il parcourt 35 à 40 kilomètres par jour tous les jours de la semaine, sauf le dimanche, qu’il pèle de froid, ou crève de chaud sous son casque, par tous les temps donc. 35 à 40 kilomètres ceci pour une tournée, il paraît que dans les prochains mois il en aura deux à faire dans la journée, nouvelle organisation oblige. La poste, elle réorganise très souvent; cela interpelle sur la capacité à bien décider. Ceux qui aiment un peu de stabilité, ils repasseront. > Lire la suite

L’Europe a besoin de « 50 millions » de migrants

Le haut-commissaire aux retraites a déclaré, vendredi 29 novembre, à Créteil, que la résolution du déséquilibre démographique de notre système des retraites pourrait venir d’une importante hausse de la « population étrangère » sur le Vieux continent.

Cette déclaration sortie, comme d’autres de sa part, de son contexte a provoqué des réactions vigoureuses qui obèrent quelque peu le principe de réalité d’une démographie en berne. Insuffisamment réactifs par rapport à l’actualité, nous y reviendrons.

police et gendarmerie, défendons les.

Un gardien de la paix a mis fin à ses jours dans les toilettes du tribunal de grande instance de Bobigny.

Un gardien de la paix a mis fin à ses jours dans les toilettes du tribunal de grande instance de Bobigny. Il s’agit du 53e suicide dans les rangs de la police cette année.
« Nous ne sommes pas des matricules » disent-ils. Non, ce sont des femmes et des hommes qui sont, filles, fils, mères ou pères méritant la considération des Français et non le bashing dont ils sont souvent victimes. Les dérapages existent et doivent être sanctionnés, mais imaginons ce qui se passerait sans maintien de l’ordre pour la sécurité de chacun. Les conditions dans lesquelles ils exercent sont surtout pour la police déplorables la plupart du temps.

 

Le politiquement correct

Le politiquement correct d’aujourd’hui  fait il regretter le politiquement incorrect d’antan  ?

A observer nos actuelles platitudes télévisuelles à l’aune des audaces d’une télévision d’il y a trente ans, on réalise notre changement de monde. Nous n’étions pas dans le politiquement correct, beaucoup s’en fallait.

Rappelons nous, pour les plus anciens, l’éclat du chanteur Daniel Balavoine devant François Mitterrand sur la chaine Antenne 2.

Pourrions nous aujourd’hui entendre un Coluche faire rire la France en nous apostrophant de sa gouaille «Vous avez des étrangers qui viennent en France comme balayeurs, et après ils restent comme noirs !» ou «On met des croix au-dessus du lit parce que Jésus a été crucifié; vous nous voyez avec un bocal s’il avait été noyé ?» et même «Dieu a créé l’alcool pour que les femmes moches baisent quand même.». Il y a eu bien pire dans ses propos. On en riait hier, aujourd’hui on en est choqué.

Mais de nos jours, trop c’est peut-être trop !

Le politiquement correct s’impose en règle commune et obéit à une culture de la « surveillance » permanente. Nous avons nos miliciens et nos miliciennes de l’indignation.

Nous sommes dans l’ère du contrôle de son langage, du culte des minorités, de l’idéologie telle qu’avec l’écriture inclusive, du diktat du genre, d’un certain féminisme radical.

Le politiquement correct qui tend à s’installer est nourri ou combattu à la vitesse du tweet rageur ou approbateur. Et pendant que l’on y va de son jugement à « l’emporte pièce » cela empêche de réfléchir au fond du sujet.

Conservons quoiqu’il en soit le droit à l’indignation devant, par exemple, ces 99 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l’année 2019. L’indignation est-ce suffisant ? Combattre une relative indifférence qui frise souvent la non assistance à personne en danger, constituerait le minimum. Mais c’est une vraie prise de conscience des causes, de leurs conséquences dramatiques et une lutte implacable qui s’imposent.

Incivilités et inconséquence.

Ce matin, 25 juin, rue du Temple à Auxerre, il va faire encore bien chaud.
Les chalands profitent de la relative fraîcheur matinale pour faire quelques courses. J’en suis, lorsque j’avise, devant un magasin de vêtements, une dame en fauteuil roulant, on lui a disposé une rampe d’accès pour qu’elle puisse entrer dans la boutique. Seulement, un camion garé devant l’empêche de manœuvrer son fauteuil….
Le chauffeur, qui est en train de livrer, ne peut bouger son véhicule. La raison de ce problème, le stationnement, spécifiquement réservé aux camions de livraison, est occupé par un autre véhicule qui n’a aucun droit de se garer à cet endroit où lui-même aurait dû stationner.
La dame, dans son fauteuil, avec laquelle j’échange quelques paroles, me dit qu’elle fait l’effort de venir en centre ville pour y faire vivre son commerce, « je passe deux heures de mon temps pour le faire », m’explique-t-elle, tout cela pour  se heurter à de telles complications.
Merci aux lecteurs, qui ont la chance, d’avoir leur autonomie, de faire passer le message autour d’eux !!!
 Tout savoir concernant le stationnement sur les zones de livraison :

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D’Day 20 000 Normands morts.

Formidable événement de commémoration que ce D’Day, 75e anniversaire du débarquement de 1945. Ce devoir de mémoire est essentiel pour les plus jeunes. Perfidement on peut aussi y voir un modèle d’acte diplomatique qui s’affiche plus ou moins selon la teneur des discours. Au moins nos Dirigeants se parlent.

Aujourd’hui, peut-être honore t’on plus les survivants; ils le méritent bien. Mais les morts ….

Falaise_bataille_normandie
www.histoire-pour-tous.fr

Passés sous silence ces 20 000 Normands morts sous les bombardements , ces milliers de blessés, victimes des Américains qui larguent à l’aveugle leurs bombes, à plus de 6 000 mètres de crainte de la DCA allemande.

Les Alliés eux sont venus d’au-delà des mers, délivrer du joug nazi les Français et 10 500, rien que le 6 juin 1945, seront tués, blessés, disparus ou prisonniers, d’après Day Overlord, dont 2501 Américains. Ces jeunes d’Amérique, et d’ailleurs, ont été sacrifiés pour la liberté et pour un pays dont ils ne savaient rien, le nôtre.

Pour autant, revenons-y, nous ignorons trop les civils français qui, sur la durée de la guerre, paieront un lourd tribu (60 000 morts, 300 000 blessés) à la stratégie alliée.

Mais sans ces bombardements l’occupant n’aurait sans doute pas été acculé et défait….

Par ailleurs, le refroidissement des relations avec la Russie incite à ne pas relever le fait que c’est l’Union soviétique qui totalise le plus de morts civils ou militaires de la seconde guerre mondiale (source Centre Robert Schuman) en jouant un rôle déterminant dans la capitulation nazi.

Mais ne nous laissons pas submerger par un agacement « Trumpiste » et tenons nous en à Michel Sardou.

Si les Ricains n’étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui